Avis : Green Lantern
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Août20

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Avis : Green Lantern

La mode des super héros au cinéma a atteint son sommet cette année avec un embouteillage concentré sur la période estivale. Bien entendu, tout ne pouvait pas être bon, d’autant plus que c’est aussi l’année des seconds couteaux. Tandis que Superman, les Vengeurs ou Spiderman sont encore en production, 2011 sera l’année de personnages moins connus ou exposés comme Thor, Captain America et le problématique Green Lantern.

 

 

 

A moins d’être un gros mordu de comics, vous ne connaissez sans doute pas cette lanterne verte. Superman, Batman, à la limite Wonder Woman ont réussi à se faire un nom même chez les non lecteurs de DC Comics, mais ce héros en collant vert reste bien mystérieux. Dans Green Lantern, il est donc question de Hal Jordan, à priori un humain comme les autres qui se retrouve par accident choisi par une sorte d’anneau magique pour succéder à un alien dans le corps des Green Lantern.

Cette organisation regroupe des milliers d’extra terrestres venues de tous les coins de l’univers et sert plus ou moins de police galactique. Leur nom vient d’une énergie verte, la volonté, qui se stocke dans des artefacts, les lanternes et dans des anneaux reliés à ces mêmes lanternes.

En portant l’anneau, un green lantern est capable d’utiliser l’énergie verte pour créer à peu près n’importe quoi ce qui est bien pratique pour lutter contre toutes sortes de menaces dont l’énergie jaune, la peur.

 

 

 

Un pitch aussi tordu était évidemment casse gueule à adapter au cinéma. Sans surprise, le réalisateur Martin Campbell s’est pris une grosse gamelle sur ce coup là, et pour de multiples raisons.

La première, sans doute la plus évidente, c’est le très mauvais choix de casting pour le rôle d’Hal Jordan. L’acteur Ryan Reynolds avait déjà fait l’étendue de tout son non talent dans Blade Trinity ou dans Wolwerine. Ici, il campe un casse cou assez insupportable, traversant le film comme une vaste blague, la vanne au bord des lèvres. Le personnage ne suscite jamais l’adhésion du spectateur et on se prend à encourager les méchants pour qu’ils le massacrent.

 

La seconde, c’est un montage assez décousu. On a l’impression qu’il manque des scènes au film. C’est sans doute du à des ré-écritures incessantes du faible scénario. Les rares scènes d’action sont trop brèves et trop dépourvues d’enjeux ou d’intensité et les dialogues sont d’une platitude qu’on ne trouve guère que dans les chemisiers de Keira Knightle.

Si les effets spéciaux sont corrects, mais font davantage besoin à de la cinématique de jeu vidéo qu’à du cinéma, le design est assez faible, en particulier pour toutes les scènes de déroulant sur la planète des Green Lantern. Pour peu que vous appréciez le kitch, vous allez vous régaler.

Et bien sur, la 3D ne sert absolument à rien et n’est jamais utilisée à bon escient. Mais ça, c’est une habitude.

 

Bref, économisez de la bande passante, économisez la commande du DVD ou le ticket de cinéma. Le personnage vous intéresse ? Replongez dans le comic, en particulier sur l’arc Blackest Night.

 

Notre avis :

 

En passant, le distributeur français de Green Lantern est un véritable génie visionnaire. En effet, si le film est sorti en Juin aux Etats Unis, il faudra attendre le 19 Aout en France. A ce moment là, les trois spectateurs concernés auront soit téléchargé le film, soit acheté le DVD qui sera disponible outre Atlantique. Encore une fois, on accusera les méchants pirates d’Internet qui vont empêcher Jean-Kevin d’être le réalisateur vedette de 2021 au lieu de se comprendre que la planète est désormais mondialisée.