Happy 48 !
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Nov24

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Happy 48 !

Il y a quarante huit ans aujourd’hui, était diffusé le premier épisode de Doctor Who, la série de science fiction la plus tenace et la plus anglaise de tous les temps. Malgré cette longévité, le docteur a encore de beaux jours devant lui. Et si vous ne vous y êtes pas encore mis, pas de panique, on vous explique comment commencer !

 

 

Docteur Qui ?

Doctor Who est donc une série anglaise (ça a son importance) qui raconte les aventures d’un personnage, le Docteur.

La série tire son nom du fait qu’on ne connait pas le vrai nom du Docteur qui se présente toujours comme tel ce qui implique souvent la réponse Docteur qui ?

Avec 48 ans d’existence, et malgré quelques hiatus de plusieurs années, elle totalise près de 770 épisodes dont certains sont si anciens qu’ils sont considérés comme perdus.

 

 

Seigneur du Temps

Le Docteur est un Seigneur du Temps, ou Timelord.

C’est une race d’extra terrestres très ancienne qui ressemble à des humains mais qui possèdent deux coeurs, un métabolisme robuste et une énorme longévité. Ils viennent de la planète Gallifrey.

Les Timelords ont une relation particulière avec le temps qu’ils « maitrisent ». Ils savent ainsi voyager dans le temps, ou en percevoir les fluctuactions.

Dans les épisodes contemporains de Doctor Who, donc depuis 2005, il ne reste plus qu’un seul Seigneur du Temps : le Docteur.

 

 

Regénération

L’une des capacités les plus impressionnantes des Seigneur du Temps, c’est leur faculté de se régénérer.

Quand leur corps est sur le point d’être détruit, ils peuvent littéralement en fabriquer un nouveau et changer ainsi totalement d’apparence et d’âge.

La personnalité d’un Timelord va également évoluer à chaque incarnation.

Le Docteur en est ainsi à sa onzième incarnation. Souvent on parlera donc du onzième docteur.

 

 

Les incarnations du docteur

Depuis 2009 la série raconte les aventures du 11e Docteur.

Il y en a donc eu un paquet auparavant avec plus ou moins d’épisodes à leur actif.

On considère souvent que les deux docteurs les plus emblématiques de la série sont respectivement le 4e docteur (Tom Baker) dans les années 70 et le 10e (David Tennant) entre 2006 et 2009.

Pendant longtemps, la série a véhiculé l’idée que le Docteur disposerait d’au maximum que de 13 incarnations et que la 12e sera maléfique. Mais il semblerait que cette piste soit oubliée.

 

Le Tardis

C’est un acronyme pour Time And Relative Dimension In Space.

Le Tardis est la cabine de police bleue emblématique de la série.

C’est surtout le vaisseau spatial du Docteur qui peut aussi bien voyager dans le temps et l’espace.

En temps normal, le Tardis peut se camoufler en n’importe quoi. Mais en volant le Tardis aux autres Timelords, le Docteur a cassé le système de camouflage qui reste bloqué sur cette cabine.

Le Tardis est plus ou moins vivant, pas toujours fiable et souvent capricieux. Il va souvent débarquer un peu au hasard n’importe où et quand.

Autre particularité : le Tardis est plus grand  à l’intérieur qu’à l’extérieur. Il comporte diverses salles et même une piscine !

 

Les Compagnons

Le Docteur voyage rarement seul. Il s’entoure d’acolytes, nommés compagnons. Le plus souvent ce sont des terriens de notre époque.

En règle générale, les compagnons ne restent jamais très longtemps, tout au plus deux ou trois ans.

Parmi les compagnons les plus célèbres, on trouve entre autres Sarah Jane (dans les années 70), Rose Tyler, Le Capitaine Jack ou plus récemment Amy Pond.

 

 

Le Screwdriver

Le Docteur est par nature pacifiste. Il n’a donc pas d’armes et il rechigne à s’en servir.

Toutefois, il possède toujours un outil bien utile : le sonic screwdriver. C’est un tournevis sonique à tout faire qui peut ouvrir n’importe quelle serrure, bidouiller les ordinateurs et mesurer à peu près tout et n’importe quoi.

 

 

Costumes

A chaque incarnation, l’apparence du Docteur change. Cela se traduit également dans sa garde robe.

Chaque Docteur a ainsi une signature unique, un détail qui le distingue du précédent.

En 48 ans, il y a eu pas mal de chose depuis un brin de céleri à la boutonnière jusqu’à une écharpe interminable.

L’actuel Docteur se distingue de par son noeud papillon et sa veste d’instituteur.

 

Les Daleks

Au cours de ses aventures, le Docteur a rencontré bon nombres d’ennemis plus ou moins récurrents.

Néanmoins, les plus emblématiques sont les Daleks.

Il s’agit d’une race d’aliens ressemblant à des calamars qui s’enferment dans des armures de combat au look d’aspirateur kitch et dont le leitmotiv est « Exterminate » .

Malgré leur aspect ridicule, ils sont redoutables et peuvent désintégrer leurs adversaires en un fragment de seconde.

 

 

Pourquoi c’est bien ?

Sans doute parce que ça ressemble à rien d’autre.

Docteur Who est une série anglaise et ça se ressent. Le héros a beau voyager dans le temps et l’espace, il tourne toujours autour de la Grande Bretagne. Il y a donc un humour particulier, un sens de l’absurde totalement assumé.

De plus, à l’instar d’un Mac Gyver, le Docteur ne se bat pas. Il ruse, il entourloupe, il fuit mais verse très peu dans la violence.

Chaque épisode proposant plus ou moins une époque ou une planète différente, il y a un renouvellement permanent qui évite le coté procédural de bon nombre de série. Mieux, en changeant son héros et ses compagnons à intervalles réguliers, Docteur Who se réinvente sans cesse.

La série ose beaucoup de choses, dans ses thèmes mais aussi dans ses visuels. D’avions de la seconde guerre mondiale qui attaquent des soucoupes volantes à des parodies des émissions de télé réalité, tout est permis.

Dans Doctor Who, on trouve aussi pas mal d’épisodes effrayants, en tout cas pour le jeune public.

Enfin, dans sa version moderne, la série impose une mythologie très riche avec un héros plus nuancé et moins irréprochable que dans ses premières années.
Il n’en est que plus passionnant !

 

Par où commencer ?

Il existe 2 bons point d’entrée pour se lancer dans la série.

Le premier, c’est le départ de la série moderne en 2005 avec le 9e Docteur.

Cette saison explique point par point les détails sur le docteur, vu à travers Rose Tyler, une humaine qui devient une compagnone.

Le second, plus récent, c’est le 11e Docteur, l’actuel en 2010.
Néanmoins, les 2 saisons avec ce docteur sont moins légères que les précédentes avec des épisodes plus imbriqués les uns dans les autres et une mythologie plus présente.

Ces saisons modernes sont trouvables en DVD avec ses sous-titres français. Mieux vaut se porter sur les ressorties récentes que sur les premiers tirages absolument indignes (pas de VO, recadrage).

De même, il existe des épisodes de Noël, pas toujours disponibles sur les éditions françaises. Si vous êtes anglophone, rien ne vaut les coffrets anglais qui comportent des tonnes de bonus dont des documentaires absolument passionnants.

Si la série vous plait, vous pourrez ensuite vous lancer dans les épisodes plus anciens. Sachez cependant qu’ils ne sont pas faciles à trouver (légalement), ne sont pas traduits et sont à la fois fauchés et très kitch. Après tout, c’est de la télé anglaise assez ancienne.  Toutefois, les aventures du 4e docteur sont sans doute un peu plus regardables que les autres.

Enfin, si vous ne devez regarder qu’un épisode pour vous faire une idée, nous vous conseillons Don’t Blink (saison 3 de la série moderne). Un véritable petit bijou qui n’a pas besoin de connaitre la série pour se faire apprécier.

 

 

Et la suite ?

La saison 6 de l’époque moderne vient de s’achever il y a quelques semaines et c’est encore un peu flou concernant la prochaine saison qui pourrait être raccourcie de façon à avoir un budget plus conséquent pour le 50e anniversaire.

Cependant, la suite, c’est le traditionnel épisode de Noël qui est une histoire indépendante diffusée pendant les fêtes.

Titrée « The Doctor, The Widow And The Wardrobe”, sa bande annonce laisse présager une histoire un peu à la Narmia…