Avis : Sleepy Hollow ep1
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Sep18

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Avis : Sleepy Hollow ep1

Principalement connu chez nous grâce au film de Tim Burton, le mythe du cavalier sans tête fait est né au début du 19e siècle aux Etats-Unis. Il revient dans une nouvelle adaptation en série télé qui prend beaucoup de liberté par rapport à la nouvelle originale.

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Aux commandes de Sleepy Hollow, on retrouve les principaux artisans de Fringe, à savoir Roberto Orci et Alex Kurtzman, plutôt un gage de qualité. Pourtant, l’approche de Sleepy Hollow n’a strictement rien à voir avec les aventures de Walter Bishop. Tout au contraire. Là où Fringe était une série assez sérieuse qui distillait ses révélations au compte goutte, le premier épisode de cette nouvelle série fait strictement l’inverse.

Ainsi, il est toujours question de Ichabod Crane, un enquêteur qui tente d’arrêter un mystérieux cavalier sans tête dans la ville de Sleepy Hollow. Sauf que…cela ne se déroule plus au 18e siècle. En effet, si la rencontre initiale entre les deux antagonistes à lieu en pleine guerre d’indépendance américaine, elle se prolonge à notre époque !

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Ichabold tranche la tête du futur cavalier mais pour tomber inconscient peu après. Il se réveille dans une caverne en 2013 et il n’est pas seul : le cavalier est également de retour. Heureusement, il va faire équipe avec la fliquette du coin pour l’arrêter lui et les autres menaces pour la ville. Car, série oblige, la mythologie du cavalier sans tête a été copieusement étoffée. Pas forcément pour le mieux, car non seulement les révélations sont un peu trop nombreuses pour un pilote de série, mais elles sont aussi originales qu’une ré-édition d’un bouquin de Stephen King.

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Donc, on apprend que le cavalier est l’un des quatre jockeys de l’apocalypse (la série n’a pas pris en compte le 5e, Ongle Incarné et c’est fort dommage). Il sert des forces maléfiques représenté entre autres par un groupe de sorciers/sorcières maléfiques présent en ville. Heureusement il y avait un deuxième groupe de gentil auquel appartenait la femme d’Ichabod Crane. Et bien sur George Washington qui n’était la moitié d’un con (la preuve il est sur les dollars) avait compris que quelque chose se tramait dans le coin.
Ainsi personne n’est ce qu’il parait être : le curé fait de la magie, le shérif se prend pour Mulder etc. Et bien sur la fliquette a vu quelque chose quand elle était gamine et perdue dans les bois.

A défaut d’être hyper originale, cette mythologie a le mérite d’exister et permettra de remplir les futurs épisodes de monstres de la semaine avec une dose d’intrigues persistantes. On n’est pas très loin d’un Supernatural, Grim et consorts.

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L’autre ressort de la série, c’est bien sur le décalage temporel. Transporté dans le futur Ichabod a quelques problèmes d’adaptation…qui durent environ 2 minutes. Passé une vanne sur l’esclavage ou l’omniprésence de Strabucks, il n’a pas l’air de trop souffrir du décalage. Heureusement, car la plupart des vannes associées ressemblent un peu trop aux Visiteurs. Espérons que cet anachronisme du héros sera utilisé à bon escient ultérieurement.

Pour ce qui est du casting, il est assez transparent. Le héros n’a pas d’autre mérite que d’avoir un accent anglais. La fliquette est assez passe partout et le reste des seconds rôles transparent. A noter quand même l’intelligence du directeur de casting. En effet, il a pu s’offrir Clancy Brown, excellent acteur et immortel interprète du Kurgan dans Highlander. Bien entendu, son meilleur acteur crève dans les 10 premières minutes en étant décapité…

 

 

La réalisation confié à Lens Wiseman (Underworld, un prétendu Die Hard 4) est relativement correcte mais inégale. Alternant quelques flashbacks et séquences en 2013, elle est efficace dans la première moitié de l’épisode. La seconde est assez confuse, avec la volonté d’en faire trop et trop vite. A noter quand même cette bonne idée de donner un fusil mitrailleur au cavalier !

Dans l’ensemble, ce Sleepy Hollow ouvre le bal des nouveautés 2013 de façon tout à fait correcte. Ce n’est pas la série de l’année, loin de là, mais ça semble suffisamment con et distrayant pour attendre l’artillerie lourde. Et qui sait, peut-être le niveau montera progressivement quand la série trouvera son rythme de croisière. Après tout, Fringe n’était pas fantastique dans sa première saison.

Notre avis :