Avis : Day of the Doctor
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Nov25

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Avis : Day of the Doctor

La plus ancienne série de science fiction encore en activité vient de fêter ses cinquante ans avec un long épisode sans doute parmi les plus attendus de l’histoire de la télévision. Heureusement pour tous les Whovians du monde entier, The Day of the Doctor a tenu presque presque toutes ses promesses

 

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A l’image de l’épisode en question, cette chronique se veut un peu bordélique, bien remplie et bourré de suppositions. Autant dire que si vous n’avez pas vu le Jour du Docteur, mieux vaut passer votre chemin car c’est bourré de SPOILERS, comme dirait River Song.

 

 

Ce qui était réussi :

 

– Réunir plusieurs docteurs a toujours été une entreprise un peu foireuse dans le passé. Ici l’alchimie entre les 3 fonctionne très bien. Mieux, elle permet d’envoyer de petites piques sur la série par Docteurs interposés, avec une dominante anciens contre nouveaux. Hurt est clairement un docteur ancienne école qui ne se reconnait pas tout de suite dans ces jeunots qui sortent leurs tournevis soniques à tout bout de champ, se comportent comme des gamins n’utilisent pas de vocabulaire scientifique rigoureux.
Les dialogues entre les trois sont souvent savoureux, et arrivent à vraiment faire ressortir les différences de caractères des trois docteurs. Chacun a l’occasion de briller, mais c’est bien sur Matt Smith, le docteur actuel qui sert de moteur à l’intrigue.

 

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Billie Pipper est présente, mais pas Rose et c’est tant mieux. L’histoire de Rose est bouclée et une seconde compagne aurait fait double emploi avec Clara. Le fait d’utiliser Bad Wolf comme interface est bien vu et permet presque d’expliquer pourquoi le 9e Doc viendra trouver cette anglaise « normale » plus tard. De plus, l’actrice a pris un petit coup de vieux.

 

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– Clara était impeccable. Et c’est par elle que passe le sauvetage de Gallifrey, et donc du Docteur. Ça correspond bien à ce personnage qui « doit sauver le docteur » à diverses époques.

 

– Le timing de l’épisode est très particulier et bien trouvé. C’est en effet la dernière aventure du Docteur 8.5, mais aussi celle de Ten et d’Eleven. En clair c’est clairement une fin de cycle pour ces trois docteurs.
Même si elle est discutable sur certains points (notamment par rapport à l’épisode End of Times), la chronologie des évènements respecte les autres épisode : Ten avait déjà rencontré Élisabeth dans l’épisode Shakespeare, et elle le détestait pour une raison inconnue. Et dans End of Times, il dit bien s’être marié avec elle !

 

-Le très brève apparition de Peter Capaldi en 13e Docteur est assez bluffante : un simple regard suffit, mais quel regard !
Il y a de grosses rumeurs comme quoi Matt Smith serait le dernier docteur, celui arrivé au bout des ré-générations. Et si Capaldi était le fameux Valeyard, ce 13e docteur censé être malfaisant ?

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– Impossible de passer sous silence l’apparition de Tom Baker, alias le 4e Docteur dans le rôle du Curator. Loin d’être du simple fan service, cette présence ambigüe pose pas mal de questions. Est-ce un futur docteur qui revient à d’anciens visages ? D’ailleurs est-ce que le musée tout entier ne serait pas un Tardis vu certains éléments de décor ? Il fait en tout cas référence au fait que le Doc va reprendre des visages connus, ce qui correspond justement bien à l’arrivée prochaine de Capaldi déjà vu à deux reprises dans la série. Moffat a dit que serait expliqué et qu’il y a une raison…..Wait and see

 

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– On le sait, Moffat est archi- fan de la série, et surtout de l’ancienne série. Mine de rien, depuis des années, il travaille à réorienter le show vers ce qu’il fut à ses débuts, quitte à écarter certaines idées et concepts apportés par Davies en 2005. Le plus gros de ces obstacles, était la Time War et les actions du docteur qui en ont fait le dernier Seigneur du Temps. Cet épisode réussit à la zapper sans l’annuler, et donne surtout un but au Docteur. Pour la première fois depuis longtemps, il ne va pas errer sans objectif : Gallifrey est là quelque part. Toutefois, il y a fort à parier que Gallifrey ne sera pas retrouvée avant un moment, et sans doute pas sous le règne de Moffat. Il laisse juste une porte ouverte à ses successeurs.
Ce changement vient surtout affecter le docteur. Pas les versions passées, mais les prochaines : enfin le Docteur ne se déteste plus. Il devrait retrouver l’optimisme des débuts, chose que Eleven avait d’ailleurs commencé à faire (I’ve moved on).

 

– Bien sur l’épisode regorge de détails en arrière plan, comme le Radeau de la méduse version Cybermen, l’écharpe du 4e Docteur ou les photos de tous les compagnons dans la Black Archive. Il y en a pour des années à distinguer chaque référence (et à trouver 3 anciens docteurs cachés dans le décor).

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C’était pas génial, mais ça allait  :

 

– John Hurt est excellent mais il ne correspond pas du tout à ce qu’on attendait. Name of the Doctor laissait entendre un docteur sombre, et ici, c’est plutôt un Doc à l’ancienne, un peu désabusé mais toujours bienveillant. Il est regrettable de ne pas avoir vu ce War Doctor en action. Une petite bataille contre des Daleks avec ce Doc en action aurait d’avantage renforcé le coté « différent » des autres docteurs.

 

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– La Time War est….limitée. Où étaient les légions de Daleks ? Davros ? les armes délirantes des Timelords ? La Time War se limite à quelques plans d’effets spéciaux et une poignée de figurants de nuit. Bien sur, le budget impose des limitations, mais la guerre la plus terrible de tous les temps était encore moins impressionnante qu’un épisode de Stargate !

 

– Les Zygons sont loin d’être les monstres les plus terrifiants de la série, et leur plan ne tient pas la route 30 seconde. Que ce serait-il passé si les tableaux qui les abritaient avaient étés détruits ? Et ils ont expliqué leur plan à leur chef ? D’ailleurs ils ne pouvaient pas reconnaitre que c’était la vraie Elisabeth ?
Bien sur, cette invasion est un prétexte, une contrepartie comique qui sert surtout à poser un problème moral qui vient « réveiller » le Docteur. La conclusion est un peu abrupte mais qui sait, on y reviendra peut-être en saison 8…

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– Les premières minutes sont un poil too much avec le survol de Londres. Mais on peut comprendre la volonté de faire un peu de spectacle dans un épisode qui s’avère finalement assez bavard et statique.

 

Ils se sont un peu loupés quand même :

 

– Cet épisode est du Moffat pur jus. Cela sous-entend des tonnes d’idées pas toujours exploitées, des clins d’œil vers le passé, des mystères pour le futur et des ellipses laissées à l’imagination du spectateur. C’est le cas du début de l’épisode qui ne reprend pas exactement là où The Name of the Doctor s’était achevé. Quelques mois ont du passer avec une Clara dans un nouveau job (prof dans l’école où était Susan, la petite fille du Docteur, dans le tout premier épisode) et un Doctor visiblement plus détendu qu’à Trenzalore.

– Le neuvième docteur est le grand absent de l’épisode. C’est fort dommage et c’est hélas du à la mauvaise volonté de Christopher Eccleston qui le regrettera sans-doute quand il fera des pieds et des mains pour apparaitre dans l’épisode des 75 ans. On ne peut s’empêcher de penser que le plan initial de Moffat devait être qu’il figure à la place de John Hurt en tant que War Doctor.

 

eccleston

 

On se revoit en 2063 ?

Même s’il n’était pas parfait, cet épisode des 50 ans a parfaitement rempli son objectif : commémorer Doctor Who en mêlant passé, présent et futur. Si l’on ajoute les mini épisodes, An Adventure of Space and Time et l’hilarant the Five(ish) Doctor, ces festivités sont un quasi sans faute. C’est donc reparti pour 50 ans…ou presque. En tout cas on a hâte de voir l’épisode de Noël, la chute d’Eleven et l’arrivée de Capaldi….*

 

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