Avis : Transcendence
Non classé
Juil13

Tags

Posts relatifs

Partagez

Avis : Transcendence

Que fait Johnny Deep quand il n’a pas de film Disney dans lequel cabotiner tout en devant payer ses impôts ? Et bien il cachetonne, si possible en ne foutant pas grand chose. Le problème c’est que dans Transcendence, ça se voit. Et pour ne rien arranger, d’autres comme Morgan Freeman ou le scénariste du film sont dans le même état d’esprit.

transcendence-affiche

Dans Transcendence, il est question de la technologie, et plus exactement du moment où celle-ci va permettre à l’être humain de ne plus faire qu’un avec la machine. Ici, c’est Johnny, un savant un peu constipé qui va être à l’origine de ce bond technologique. Expert en intelligence artificielle, aux cotés de son épouse qui est super forte aussi, il est une sommité scientifique, au point de faire la couv de Wired ou de signer des autographes comme un George RR Martin, mais qui ne tue pas ses créations.

transcendence-johnny-depp

Jusqu’au jour où un groupe terroriste décide de s’en prendre à tous ceux qui pourraient découvrir les intelligences artificielles : ils font exploser des labos, empoisonnent des gâteaux d’anniversaire et collent une balle dans le buffet de Deep. Il survit, et devient du coup le seul à pouvoir potentiellement faire des découvertes dans son domaine. Le hic, c’est que les terroristes sont allés faire leurs courses dans l’Est  de l’Ukraine et ont donc utilisé une balle au Polonium. S’il met à peu près 20 secondes à se remettre de la balle, il ne lui reste plus que quelques mois à vivre.

Transcendence_Johnny_Depp

Trop con ! Alors qu’il était si prêt du but. Heureusement Madame a une super idée !  Au lieu de créer une IA, pourquoi ne pas scanner Deep pour en faire une version informatique ?  Une bonne idée à la con qui va marcher au delà de ses espérances. Non seulement ça fonctionne, mais e-Deep devient omniscient et encore plus intelligent : il peut soigner les gens, faire pousser des arbres et même finir Candy Crush Saga tout en piratant n’importe quel ordinateur de la planète. Les amateurs de cinéma les plus éclairés noteront une forte ressemblance avec le film Le Cobaye, qui allait déjà très loin dans la médiocrité.

Car Deep presque Blue est-il bien l’humain qu’il était ? Veut-il remplacer l’humanité par des êtres hybrides à l’intelligence collective ? Mate-t’il les web cams de Vanessa Paradis ? Autant de questions qui sont soulevés avec une mollesse que l’on pensait disparue avec la fin des diffusions de Louis la Brocante.

2_2517960

Les enjeux du film sont abordés avec la finesse d’un mammouth. C’est d’une platitude extrême, bien soulignée par le non-jeu des trois quarts du casting.

Pour ne rien arranger, le montage est assez maladroit, notamment en plaçant la fin (pompée sur la série Révolution) au début du film, ruinant tout effet de surprise. Transcendence est de surcroît ponctué de pas mal d’incohérences.

Oh la vache ! Il a été sur ikeahackers.com pour construire son unité centrale !

Oh la vache ! Il a été sur ikeahackers.com pour construire son unité centrale !

Autre gros problème du film, son manque d’ampleur : confronté à une menace potentielle d’un Johnny Deep transcendé et tout puissant, le gouvernement américain est prêt à négocier avec des terroristes mais par contre déploie des moyens dignes de la sous préfecture de Corrèze. Ainsi pour « attaquer » les installations de la machine, ils envoient une demi-douzaines d’hommes, un mortier et une pièce d’artillerie. Sans tomber dans le Michael Bay de bas étage, les armes EMP ou une grosse charge explosive larguée depuis les airs, ils ne connaissent plus ?

Passons sur la résolution de l’intrigue, qui semble sortie d’un DLC de jeu vidéo.

Bref, cette oeuvre devrait trouver une place de choix sur les grilles estivales de SyFy, sans le fun des requins volant. C’est de la SF balourde et molle pour grand papa qui ne fait qu’effleurer un sujet pourtant passionnant.

Notre avis :